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  • Daria Zanni

Évaluation brève du rapport du CPA sur la mesure de l’efficacité dans la CI

Dernière mise à jour : 20 déc. 2023



Le 20 novembre, le rapport du Contrôle parlementaire de l'administration (CPA) sur la mesure de l'efficacité dans la coopération internationale (CI) a été publié à l'attention de la Commission de gestion du Conseil des États (CdG-E). L'enquête s'est concentrée sur l'évaluation en tant qu'instrument principal de mesure de l'efficacité des autorités fédérales responsables (DDC, SECO, DPDH). La CdG-E en arrive à la conclusion que, "sur le principe, l’instrument de l’évaluation est approprié pour mesurer l’efficacité dans la coopération internationale (CI). Elle estime toutefois qu’il y a lieu d’améliorer la qualité de certains types d’évaluation ainsi que l’utilisation qui en est faite. Il convient également d’adapter la manière dont le Conseil fédéral utilise les évaluations pour rendre des comptes au Parlement et au public."


Coopération Globale salue le débat sur la 'Mesure de l'efficacité dans la coopération internationale' tout en soulignant la nécessité d'une intégration.


La Coopération Internationale (CI) de la Suisse jouit d'une excellente réputation à l'échelle internationale et a un impact positif sur la vie de millions de personnes. Cela est confirmé, entre autres, par les examens par les pairs de l'OCDE-DAC et les succès de nombreux projets/programmes. De plus, il ne faut pas oublier que la CI est évaluée de manière supérieure à la moyenne par rapport à d'autres missions gouvernementales.


Dans la mesure de l'efficacité, il existe un potentiel d'amélioration, avec quatre points clés pour Coopération Globale :


  1. L'impact, c'est-à-dire la véritable influence, devrait être au premier plan. Le rapport du CPA indique que l'impact n'est examiné de manière spécifique que dans 50 à 60 % des rapports.

  2. Les ressources allouées aux évaluations en Suisse sont plutôt basses, avec seulement 2,5 %. Ces ressources correspondantes ne devraient pas être considérées comme des coûts, mais plutôt comme des investissements dans une coopération internationale plus efficace de manière générale.

  3. Les preuves scientifiques pourraient davantage influencer la planification des projets. La Suisse peut s'appuyer sur des études disponibles gratuitement provenant des institutions mondiales de premier plan.

  4. Le nombre d'évaluations avec des méthodes particulièrement rigoureuses (études d'impact) est relativement faible en Suisse par rapport à d'autres pays. Cela explique, entre autres, les lacunes constatées dans le domaine méthodologique des évaluations.


Coopération Globale souhaite un débat objectif sur ces questions, qui reconnaît les réussites de la coopération internationale suisse, tout en reconnaissant le potentiel d'utiliser de manière plus efficace les preuves existantes et de réaliser davantage d'évaluations rigoureuses. C'est seulement ainsi que l'efficacité réelle des projets peut être déterminée, permettant à la coopération internationale suisse de se concentrer encore davantage sur les programmes les plus efficaces et d'aider un plus grand nombre de personnes.


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